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La déclaration d’arrêt de travail et la demande de remboursement

A savoir / A faire

L'indemnisation de chômage intempéries est-elle obligatoire ?

Elle est obligatoire pour les travailleurs du bâtiment et des travaux publics contraints au chômage pour cause d'intempéries s’ils justifient de 200 heures de travail dans le BTP au cours des deux mois précédant l’arrêt.

Cette indemnisation s'impose à tous les entrepreneurs et artisans (quel que soit l'effectif de l'entreprise), qu'ils soient ou non tenus au paiement de la cotisation Chômage-intempéries, y compris ceux qui n'ont versé aucune cotisation par le jeu de l'abattement annuel.

Qui décide de l'arrêt de travail pour le chômage intempéries ?

Seul l’entrepreneur ou son représentant sont habilités à suspendre le travail sur le chantier, après consultation des délégués du personnel, s’ils existent.
Dans le cas où les travaux sont exécutés pour le compte d’une administration ou assimilée, le représentant du maître d’ouvrage sur le chantier peut s’opposer à l’arrêt de travail.

Quelles sont les causes de l'arrêt de travail pour chômage intempéries ?

Les causes d'arrêt de travail pour chômage intempéries visent les conditions météorologiques rendant le travail dangereux ou impossible sur le chantier : gel, neige, verglas, pluie, vent violent ou inondations.
Attention : les situations suivantes ne peuvent entraîner l’arrêt pour chômage intempéries car elles n’entrent pas dans le cadre de la loi :
-  les intempéries interdisent l’accès au chantier, ou son approvisionnement ;
- le travail est interrompu sur un chantier en raison de l’impossibilité d’employer certains produits ou matériaux dont l’utilisation implique des conditions climatiques particulières.

 

Faut-il déclarer les salariés intérimaires ?

Seuls les salariés de l’entreprise assujettie doivent être déclarés. L’entreprise assujettie ne verse aucune cotisation sur les salariés intérimaires et ne peut pas prétendre à un remboursement sur les indemnités intempéries que ces derniers ont perçues de leur employeur.

Faut-il déclarer les apprentis ?

Les cotisations intempéries sont appelées pour les apprentis sauf pour les entreprises de moins de 11 salariés ou inscrites au répertoire des métiers.

Comment déclarer mes arrêts intempéries ?

Vous pouvez effectuer vos déclarations à partir de votre espace en ligne sur www.cibtp-nord.fr. Vous pouvez nous envoyer une déclaration d’arrêt papier, le formulaire est téléchargeable à partir de la documenthèque.

Après avoir inscrit votre entreprise en ligne sur www.net-entreprises.fr, vous pouvez déclarer les arrêts de travail et les demandes de remboursement intempéries à partir d’un formulaire électronique pré-renseigné.

Comment sont calculées les indemnités versées par l'employeur ?

Calcul du nombre d’heures indemnisables

Le nombre d’heures indemnisables est égal au nombre d’heures de travail perdues moins le délai de carence.

Le nombre d’heures de travail perdues est limité par la législation à  9 heures par jour, 45 heures par semaine et 55 jours ou 495 heures par année civile et par salarié.

Le délai de carence est d’une heure au cours d'une même semaine ou par période continue d’arrêt.

Calcul du montant de l’indemnité

Le montant de l’indemnité est égal à 75 % du salaire horaire perçu la veille de l'interruption de travail.

Il se calcule de la manière suivante :

I = H x T x 0,75

I : indemnité

H : nombre d'heures indemnisables

T : taux horaire de base, limité au plafond horaire de la sécurité sociale majoré de 20%

Comment déclarer les indemnités intempéries ?

Les indemnités intempéries ne doivent pas être incorporées dans le montant des salaires déclarés à la caisse Congés Intempéries BTP. Elles sont néanmoins prises en compte par celle-ci lors du calcul du congé et par l’Union des caisses de France pour le paiement des cotisations de retraite complémentaire des ouvriers. C’est pourquoi il est indispensable de transmettre à la caisse Congés Intempéries BTP les déclarations d’arrêt et demande de remboursement justifiant de l’indemnisation des salariés même si l’entreprise ne peut prétendre à un remboursement. La caisse ne pourra prendre à sa charge les intempéries portées sur les certificats de congés si elle n’est pas en possession des déclarations d’arrêt et demande de remboursement correspondantes.

Des charges sociales sont-elles prélevées des indemnisations de chômage intempéries ?

Les indemnités de chômage intempéries versées aux salariés ne sont pas considérées comme des salaires et échappent de ce fait au versement des cotisations sociales. Attention : pour bénéficier de cette exonération, les indemnités de chômage intempéries doivent être déclarées à la caisse.


Les employeurs sont tenus de verser à leur personnel des indemnités en cas de chômage intempéries, qu’ils soient redevables ou non de la cotisation calculée à ce titre.


Les indemnités intempéries sont exonérées de charges sociales mais sont soumises à la CSG et à la CRDS aux taux applicables aux revenus de remplacement. La CSG (contribution sociale généralisée) peut, dans certains cas, être appelée au taux réduit ou même ne pas être appelée du tout ; cela dépend du revenu imposable du salarié.
La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) s’applique également aux indemnités intempéries.


Pour toutes informations à ce sujet, nous vous invitons à vous rapprocher des services de l’URSSAF à laquelle votre entreprise est affiliée.

Les indemnités de chômage intempéries donnent-elles droit à des points de retraite complémentaire ?

Les indemnités de chômage intempéries sont prises en compte pour l’octroi de points de retraite complémentaire aux ouvriers. L’Union des caisses de France verse elle-même à PRO-BTP les cotisations correspondantes, sans intervention de la caisse Congés Intempéries BTP ni des entreprises.

Les sanctions en cas de fraude

L’article L 5429-3 du code du travail précise :

« Le fait de se rendre coupable de fraudes ou de fausses déclarations pour obtenir ou tenter de faire obtenir par suite d’intempéries des indemnités […] qui ne sont pas dues est puni d’un emprisonnement de trois mois et d’une amende de 3 750 euros. »

Quelles sont les causes de l'arrêt de travail pour chômage intempéries ?

Les causes d'arrêt de travail pour chômage intempéries visent les conditions météorologiques rendant le travail dangereux ou impossible : gel, neige, verglas, pluie, vent fort, tempête ou inondations.

Attention : les causes indirectes telles qu'un état des routes ou des problèmes de transports empêchant d'accéder à un chantier ne permettent pas de bénéficier du chômage intempéries. Il s'agit là de cas de chômage partiel.

Qui décide de l'arrêt de travail pour le chômage intempéries ?

C'est votre employeur ou son représentant sur le chantier, après consultation des délégués du personnel.

Il en va de même pour la reprise du travail.

Quelles sont les conditions pour percevoir une indemnité de chômage intempéries ?

Pour percevoir une indemnité de chômage intempéries, vous devez :

  •  Etre présent sur le chantier au moment de l’arrêt de travail ;
  •  Justifier de 200 heures de travail dans les deux mois qui précèdent l'arrêt de travail et ne pas avoir été indemnisé plus de 55 jours pour intempéries depuis le 1er janvier de l'année.

Mon employeur peut-il me demander de récupérer les heures chômées ?

Si votre employeur vous le demande, vous êtes tenu, après la reprise du travail, d'effectuer les heures de récupération correspondant aux heures chômées.

Votre employeur doit toutefois respecter le quota d'heures maximum prévu par le code du travail et cela ne le dispense pas de vous indemniser lors de vos arrêts en chômage intempéries.

Ces heures de récupération donnent lieu à paiement au taux horaire de base et à un taux horaire majoré  pour heures supplémentaires uniquement si celles-ci sont effectuées au-delà de 35 heures par semaine.

Quelles sont mes obligations en cas d'arrêt de travail pour intempéries ?

En cas d’arrêt de travail pour intempéries, vous devez :

  •   rester à la disposition de votre employeur pendant la durée de l'arrêt de travail . C’est lui qui fixe seul les conditions dans lesquelles vous restez à disposition, soit sur le chantier, soit à proximité, soit à votre domicile.
  •   Reprendre le travail dès l’avis de reprise ; 
  • Accepter les récupérations d’heures perdues pour intempéries que la loi permet à  l’employeur. 

Comment mon indemnité de chômage intempéries est-elle calculée ?

Votre indemnité apparaît sur votre fiche de paie avec les indications suivantes :

  • absence à déduire,
  • nombre d'heures chômées,
  • montant brut correspondant à ces heures.

Le montant de votre indemnité brute correspond à :

0,75 x (nombre d'heures chômées - 1 heure de carence) x votre salaire horaire perçu la veille de l'interruption de travail.

En cas d'arrêt de chantier, mon employeur peut-il me demander d'effectuer des travaux de remplacement ?

Pour éviter l'arrêt de travail pour chômage intempéries, votre employeur peut vous demander d'effectuer des travaux de remplacement.

Dans ce cas, il maintient votre salaire normal.

Qui paie mes indemnités de chômage intempéries ?

C'est votre employeur qui, en prenant la décision de l'arrêt de travail pour chômage intempéries, s'engage à vous indemniser.

Qu'est-ce que le délai de carence ?

Le délai de carence en matière de chômage-intempéries est égal à une heure. Cela signifie que la première heure d'arrêt n'est pas indemnisable.

Il s'applique une fois au cours d'une même semaine ou période continue d'arrêt.

 

Quel est le salaire horaire à reprendre pour le calcul de mes indemnités ?

C'est celui de la veille de l'arrêt de travail.

Il ne peut être supérieur au plafond de la Sécurité sociale majoré de 20 %.

Quel est le régime fiscal de mes indemnités de chômage intempéries ?

Vos indemnités de chômage intempéries :

  • sont soumises à l'impôt sur le revenu et figurent donc sur votre déclaration annuelle à l'administration fiscale au même titre que vos salaires,
  • sont exonérées de charges sociales, à l'exception de la CSG et de la CRDS (elles sont soumises aux taux appliqués aux revenus de remplacement).

 

 

Que se passe-t-il si mon entreprise ne déclare pas l'arrêt intempéries à la caisse CIBTP ?

Votre employeur est tenu de déclarer les heures et les indemnités intempéries à la caisse CIBTP.  S’il n’effectue  pas  la déclaration,  ces éléments ne seront pas repris dans le calcul de votre indemnité de congé et, si vous êtes ouvrier, vous n’obtiendrez pas de points supplémentaires  pour votre retraite complémentaire à PRO BTP.

Mes indemnités de chômage intempéries servent-elles au calcul de mes congés payés ?

  • Pour le calcul de vos droits à congé (nombre de jours acquis), 75 % de vos heures indemnisées sont prises en compte.
  • Pour le calcul de votre indemnité de congé, le montant brut de vos indemnités de chômage intempéries est pris en compte.

Ces éléments figurent de façon distincte sur votre certificat de congés.

Chômage-intempéries : brochure d'information salariés

Chômage-intempéries : brochure d'information entreprises

Déclaration d'arrêt de travail

Fiche : L'indemnisation des arrêts de travail

Net-intempéries BTP

Nomenclature Insee

Notice de la déclaration d'arret de travail

Principales règles de l'indemnisation

Tract Net Intempéries

Le chef d’entreprise est seul habilité à décider l’arrêt et la reprise du travail dans les conditions fixées par la loi.

L'arrêt ne peut être décidé qu'après consultation des délégués du personnel s'ils existent. L'employeur communique aux délégués du personnel, à leur demande, les informations relatives au nombre d'heures perdues pour cause d'intempéries et à leurs dates. Si les travaux sont exécutés pour le compte d'une  administration, d'une collectivité publique ou d'un service concédé ou subventionné, l'entrepreneur devra informer préalablement le représentant du maître d'ouvrage.

Après avoir consulté les représentants du personnel et le maître d'ouvrage, il doit établir une déclaration par arrêt et par chantier, dans le délai d’un mois après la reprise du travail sous peine de forclusion. Par exception, plusieurs arrêts successifs sur le même chantier à l'intérieur d'une même semaine ne doivent donner lieu qu’à l'établissement d'une seule déclaration. 

Conformément aux dispositions légales, les entreprises qui exercent à la fois des activités relevant des catégories gros-œuvre et second-œuvre  et qui tiennent des comptabilités de salaire distinctes, doivent établir, pour les salariés relevant de chacune de ces catégories :

  • une déclaration d’arrêt de travail et de demande de remboursement pour la catégorie gros-œuvre ;
  • une déclaration d’arrêt de travail et de demande de remboursement pour la catégorie second-œuvre.

La déclaration comporte la liste des salariés indemnisés.

Attention :
Toutes les déclarations d'arrêt de travail doivent être établies dans un délai d'un mois, à compter de la reprise du travail, sous peine de forclusion, et même si les remboursements s'y rapportant sont nuls ou d’un faible montant, notamment pour préserver les congés payés de vos salariés.

Il est toutefois admis un délai de tolérance correspondant à 30 jours fin de mois.
Si le dernier jour du mois est un samedi, un dimanche ou un jour férié, la tolérance s’étend au premier jour ouvré inclus du mois suivant.


Par exemple, pour un arrêt intempéries du 7 au 10 avril 2014, la date limite de réception de la déclaration est le lundi 2 juin 2014, car le 31 mai est un samedi.

Les indemnités doivent figurer de façon distincte sur les fiches de paie.

Les employeurs doivent, dans tous les cas, déclarer à la caisse les arrêts et reprises de travail (en envoyant leurs déclarations d’arrêt de travail et demandes de remboursement intempéries) pour pouvoir justifier notamment auprès de l'URSSAF de l’exonération des charges sociales sur les indemnités d’intempéries qu’ils ont versées.

Modalités

Vous pouvez remplir votre déclaration en ligne à partir du site de la caisse, sur Net-Intempéries ou sur papier dans le délai d'un mois après la reprise du travail.

Afin de faciliter l’identification et l’enregistrement de vos demandes de remboursement, veillez à indiquer très exactement votre numéro de compte sur chacune des demandes envoyées à la Caisse.

En cas de demande effectuée sur papier, un pré-imprimé au format A4 peut être obtenu auprès de la caisse sur simple demande. Cet imprimé doit être complété avec soin et comporter la signature du chef d’entreprise ou de son représentant dûment habilité. Il est téléchargeable sur le site de la caisse.

Toute fausse déclaration peut être sanctionnée sévèrement dans l'intérêt bien compris de l'ensemble de la profession.